Les projets de recherche en cours

Chaque année, le Carnot Eau & Environnement finance des projets de recherche portés par des chercheurs de ses composantes, grâce à l’abondement reçu de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR).

Deux types de projet peuvent être financés aux chercheurs:

  • Des projets de ressourcement : ces projets doivent permettre de renforcer les expertises de l’Institut sur les thématiques d’intérêt pour les acteurs du secteur de l’eau et produire les connaissances qui permettront à moyen terme de construire de nouvelles collaborations avec eux.
  • Des projets PITI (PréIncubation, Innovation, Transfert): ce sont de petits projets dont les résultats doivent permettre soit, de finaliser une offre de recherche, d’expertise ou de moyens à court terme pour les acteurs et les usagers de l’eau, soit d’amorcer le transfert de résultats de recherche vers un acteur économique.

Nous vous invitons à découvrir ici les projets sélectionnés.

Consultez également nos Brevets

Résumé du projet

L’équipe hydraulique des rivières de l’UR RiverLy (INRAE) développe plusieurs codes de calcul hydro-sédimentaire unidimensionnels (Mage pour l’hydraulique en fluvial ; AdisTS pour le transport solide ensuspension ; et RubarBE pour l’hydraulique torrentielle et les évolutions morphodynamiques). Ces codes sont distribués aux utilisateurs avec une plateforme de pré et post processing : PamHyr. Cette plateforme a été développée en Java et nécessite aujourd’hui d’être ré-écrite en Python afin d’être plus évolutive, intégrer plusieurs mises à jour pour Mage et RubarBE et intégrer AdisTS à la plateforme.

Le développement de la nouvelle version de PamHyr se fera principalement par l’intermédiaire d’un ingénieur contractuel en développement informatique (9 mois) encadré par Jean-Baptiste Faure, André Paquier, et Benoît Camenen. En tant qu’utilisatrice future, Violaine Dugué de la CNR s’impliquera dans la définition des besoins ainsi que dans la partie « test et validation ».

Porteur du projet PITI

Benoit Camenen (Riverly)

Résumé du projet

La profession (gestionnaires d’ouvrages, ingénierie) ressent un besoin croissant d’outils permettant un diagnostic efficace et efficient des digues de protection contre les inondations. INRAE RECOVER travaille depuis de nombreuses années sur un modèle d’évaluation de la performance des digues à base d’indicateurs. Ces travaux ont été partiellement valorisés (publications, conférences), mais jamais transférés aux gestionnaires d’ouvrages. En parallèle, un outil de gestion des données des digues (SIRS digues) a été proposé par l’association France Digues. Le SIRS digues a bénéficié du soutien de l’INRAE, par et pour les gestionnaires de digues afin de répondre à leurs besoins.

L’objectif du projet DigDiag (Diagnostic des Digues) est de créer un démonstrateur pouvant servir pour implémenter un nouveau module pour le SIRS,qui permettrait, grâce à la méthode d’évaluation de performance des digues d’INRAE, la production de diagnostics des digues.

Porteur du projet PITI

Franck Taillandier (RECOVER)

Résumé du projet

Dans le contexte actuel, développer une recherche de qualité, c’est bien souvent s’appuyer sur une base informatique puissante. La modélisation pluie-débit distribuée telle que réalisée avec le logiciel ATHYS en est un bon exemple. L’ATelier HYdrologique Spatialisé, ATHYS, a pour objectif de réunir dans un environnement convivial et homogène un ensemble de modèles hydrologiques associés à des traitements de données hydro-climatiques et géographiques (Bouvier et Delclaux, 1996 ; Bouvier et al., 2010 ; Bouvier et al., 2012). Il a été développé à l’IRD pour des applications diverses : gestion de la ressource en eau, prévision ou prédétermination des événements extrêmes, études d’impact liées à des modifications anthropiques ou climatiques. Le modèle accompagne plusieurs projets scientifiques et il est intégré et utilisé pour des études opérationnelles d’observations, de prospectifs, … ayant produit des résultats satisfaisants et avancés ainsi que plusieurs publications scientifiques et de mises en œuvre opérationnelles sur certains terrains d’études avec les partenaires. Il contient des algorithmes originaux facilitant le traitement des données (forçage de la topologie de drainage, délimitation et analyse des épisodes pluie-débit, …) et la modélisation des processus hydrologiques.

La plateforme ATHYS est opérationnelle et fonctionnelle mais ne dispose pas de maturité industrielle. C’est dans cet objectif que nous effectuons la demande d’appui financier. Le projet consiste à assurer la continuité de ce modèle, avoir une visibilité d’évolutions techniques et organisationnelles sur son exploitation et son utilisation industrialisée afin d’élargir l’accès à une plus large communauté d’utilisateurs et de partenaires. In fine, il s’agit d’aller vers un partenariat plus étendu et l’établissement de relations étroites avec le secteur privé en lien avec le domaine de l’eau et les risques (DS4) qui y sont associés notamment dans le contexte global actuel de changement climatique.

Porteur du projet PITI

Stéphane Debard (HSM)

Résumé du projet

Les géomembranes sont utilisées dans le génie civil pour assurer l’étanchéité de différents types d’ouvrages : ouvrages d’art, voies ferrées, routes, bassins de rétention d’eaux usées, bassins de stockage de déchets, barrages, digues, réservoirs, etc… Ces géomembranes peuvent être bitumineuses ou polymériques, chaque famille disposant de caractéristiques propres : dimensionnelles, mécaniques et physico-chimiques. Ces caractéristiques doivent être prises en compte pour la conception et le dimensionnement des ouvrages. De plus, la connaissance de la durée de vie d’une géomembrane soumise à plusieurs sollicitations (mécaniques, hydrauliques ou physico-chimiques) est une préoccupation importante des industriels, maîtres d’œuvre et maitres d’ouvrage. En effet, la défaillance d’une géomembrane, garante de l’étanchéité d’un ouvrage, peut engendrer la défaillance de ce dernier et potentiellement générer des conséquences économiques, environnementales et humaines considérables.

Une question essentielle se pose alors : comment peut-on prévoir au plus juste la durée de vie de la géomembrane utilisée ? Comment cette géomembrane se comportera vis-à-vis des sollicitations externes après plusieurs années voire plusieurs décennies de service ? Nous souhaitons proposer à travers un partenariat de R&D « laboratoire/industriel » une réponse adaptée à la problématique d’évaluation de la durabilité des géomembranes, basée notamment sur un protocole expérimental couplé à un modèle numérique permettant de déterminer au plus juste leur durée de vie en service.

Porteur du projet PITI

Gisèle BAMBARA (RECOVER)

Résumé du projet

La qualité écologique des milieux aquatiques est contrôlée avec une large palette d’outils normalisés. Parmi ces outils, il y a les bio-indicateurs, tels que les micro-algues et les diatomées en particulier. L’analyse des diatomées est traditionnellement réalisée avec des microscopes (identification et comptage manuels), des listes micro-floristiques sont dressées et permettent de mesurer la qualité écologique des milieux. Ces analyses sont requises dans le cadre de la Directive Cadre Européenne sur l’eau. Des 1000iers d’analyses sont réalisées en France chaque année de cette manière par des laboratoires prestataires spécialisés.

L’UMR CARRTEL développe depuis 10 ans une méthode automatisée basée sur du séquençage ADN haut débit d’échantillons environnementaux : le métabarcoding. L’identification des séquences d’ADN de diatomées est réalisée par bio-informatique. Cette nouvelle méthode allie précision, régularité, vitesse et réduit les couts. Plusieurs publications scientifiques décrivent cette méthode, mais il manque des publications opérationnelles de ces protocoles et la mise en place de tutorats pour les laboratoires prestataires souhaitant proposer ce nouveau type d’analyse à leurs clients.

L’UMR CARRTEL est sollicité de plus en plus fréquemment pour réaliser ce transfert par des industriels/laboratoires privés. Des formations ont été réalisées, mais elles restent insuffisantes pour réaliser un transfert technologique de manière optimale. Nous avons malheureusement déjà rencontré un cas de mauvaise application de la méthode où des résultats erronés ont été diffusés et risquent d’entacher la réputation de la méthode.

D’autre part, les laboratoires privés/industriels qui commencent à appliquer cette nouvelle méthode produisent de nouvelles données. Ces données pourraient être réutilisées par la communauté scientifique dans un cadre de recherche fondamentale et dans un proche avenir favoriser de nouvelles avancées scientifiques et de nouvelles collaborations avec le monde socio-économique.

Cette proposition vise à :
– combler le manque de transfert opérationnel vers des laboratoires privés pour une analyse de routine.
– mettre en place des protocoles et une plateforme de dépôt des nouvelles données qui seront produites dans le futur en open-access.

Porteur du projet PITI

Fréderic Rimet (CARRTEL)

Résumé du projet

La mesure d’une concentration totale d’un micropolluant est une information cruciale au regard des objectifs de qualité des milieux. L’approche physico-chimique classique, basée sur des mesures ponctuelles de concentration de micropolluants sélectionnés se heurte souvent aux limites de détection et de quantification quand ils sont présents à très faible concentration et en conséquence, il est souvent difficile d’évaluer de manière fiable les performances d’abattements des ouvrages de traitement. Le projet vise à mettre au point une boucle d’essais, basée sur la séparation membranaire pour concentrer les micropolluants simultanément en amont et en aval d’un équipement de traitement d’eau et à échantillonner les eaux concentrées pour analyse. Le projet vise à développer cette boucle et à l’intégrer en amont et en aval de 3 dispositifs de traitement d’eau (traitement biologique simple, BRM, lit granulaire + désinfection UV), à le valider sur différentes qualités d’eau brute et traitée et à quantifier les performances d’abattement des micropolluants des trois dispositifs. Le matériel et la méthodologie définis pourront être déployés sur d’autres projets R&D du Carnot E&E en collaboration avec les partenaires socio-économiques.

Porteur du projet PITI

Pascal Ginisty (IFTS)

Résumé du projet

Le projet NEREIDE vise à renforcer les connaissances sur les contraintes de la réutilisation d’eau usée traitée (REUT) pour l’irrigation agricole, dans le but de lever plusieurs verrous qui limitent son attrait, et donc son développement industriel en France. L’approche proposée intègrera à la fois la mise au point d’un procédé de traitement de l’eau adapté aux contraintes techniques, territoriales, environnementales et socio-économique, et l’étude d’impact de la qualité de l’eau traitée sur un système sol – plante. Pour cela, de nouveaux procédés d’épuration de l’eau seront développés et testés à l’échelle semi-pilote, tels que des matériaux adsorbants issus de ressources locales et modifiées pour la filtration sur colonne, et des essences végétales locales pour l’élaboration de filtre planté. Des expériences sur sol cultivé seront également réalisées en lysimètres de laboratoire afin de qualifier la qualité d’eau d’irrigation requise pour une utilisation durable du sol agricol. Ces approches expérimentales inspirées par la nature (NBS) permettront de retenir le procédé le plus prometteur parmi ceux testés, ou plus certainement la combinaison de procédés pour cibler l’abattement d’indicateurs de pathogènes et de contaminants émergents présents dans les eaux usées traitées. Une nouvelle approche d’analyse non-ciblée sera également développée, basée sur l’acquisition d’empreintes moléculaires et inspirée des approches omiques, afin de mieux prendre en compte les problématiques environnementales et sanitaires liée à la REUT.

Porteurs du projet Ressourcement

Jérôme Labille (CEREGE) & Geoffroy Duporté (HSM)

Résumé du projet

Les déformations des barrages en enrochement et les phénomènes de chute de blocs en montagne impliquent tous deux des déplacements d’agrégats de géomatériaux, que ce soit au sein de l’ouvrage hydraulique ou le long d’un versant. La considération directe de ces agrégats dans les simulations numériques, via l’adoption d’un point de vue discret, est possible en DEM (Discrete Element Method), mais elle implique bien souvent une idéalisation de la forme des agrégats qui sont alors décrits comme sphériques.

Le projet Nospher propose d’abandonner ce paradigme, en étudiant l’applicabilité et les éventuelles plus-value d’extensions récentes de la DEM aux formes non-sphériques, via l’utilisation de « clumps », de polyèdres convexes, ou d’une fonction « level set » (LS) en LS-DEM. Ces trois stratégies seront alternativement combinées à des mesures expérimentales existantes de formes de géomatériaux, ayant été précédemment obtenues par photogrammétrie (échelle métrique du bloc rocheux), scanner 3D (échelle centi/décimétrique des enrochements), voire tomographie à rayons X (échelle milli/centimétrique). Les performances des différentes stratégies en termes de précision et d’aisance de calibration, de même que leurs coûts de calcul, seront comparées sur des études de cas relatives au comportement mécanique des enrochements et à la trajectographie.

Le haut niveau d’expertise en modélisation DEM 3D acquis par l’Institut dans le cadre de ce projet permettra de viser par la suite des collaborations avec des maîtres d’ouvrages et bureaux d’étude en hydraulique (pour les enrochements de barrage), et des bureaux d’étude en risques naturels (pour les chutes de blocs).

Porteurs du projet Ressourcement

Jérôme Duriez (RECOVER) & Franck Bourrier (ETNA)

Résumé du projet

La phase embryo-larvaire est une période critique du fait de la très forte sensibilité des individus en développement à la température, à l’oxygène et aux contaminants. Cette phase est un élément clé de la dynamique des populations et donc de leur viabilité, mais n’est pas étudiée dans les milieux bien que la qualité chimique soit évoquée ou soupçonnée comme un des facteurs impliqués dans l’importante diminution de populations chez certaines espèces. L’étude de la réponse des embryons de poissons à la qualité des milieux repose uniquement sur des approches expérimentales en laboratoire à partir de prélèvements environnementaux (eaux, sédiments, gravières). Cette approche ne permet pas d’intégrer la complexité des milieux, sa variabilité. Des verrous techniques (prélèvement ponctuel et conservation) impactent la qualité physico-chimique de ces échantillons et par conséquent leur toxicité, rendant ainsi difficile l’extrapolation des résultats aux conditions en milieu naturel.

L’approche par encagement d’organismes (test in situ) s’est montrée pertinente pour les invertébrés comme le gammare, mais son utilisation chez les vertébrés est très difficile voire impossible.

Ce projet très ingénierie de l’environnement a pour but de développer une approche dite ex-situ, via une exposition en continu à l’eau du site étudié (par dérivation) pour la réalisation notamment d’un nouveau biotest embryo-larvaire chez le poisson. Les sorties attendues de ce travail sont de proposer, à partir des acquis et connaissances disponibles chez les deux partenaires, une miniaturisation de la méthode existante afin de la rendre mobile et permettre un déploiement rapide et à large échelle.

Porteurs du projet Ressourcement

Olivier Geffard (Riverly) & Eric Rochard (EABX)

Résumé du projet

La Méditerranée connaît aujourd’hui un accroissement de sa contamination dû aux micro plastiques présents dans l’eau. Beaucoup de stratégies d’observation sont émises par les acteurs institutionnels, associatifs et scientifiques mais peu d’outils et de techniques applicables en routine existent pour réduire et traiter la pollution plastique.

Le projet PLASMA cartographiera de façon détaillée la pollution des micro plastiques en baie de Marseille ce qui permettra d’en comprendre la dynamique spatiotemporelle. In fine, le projet mettra à disposition des outils de diagnostic de l’état de contamination des micro plastiques grâce au développement d’une méthode d’extraction et de caractérisation des nano plastiques. Le projet permettra également de comprendre les dynamiques de transport/transfert horizontal et vertical.

Porteur du projet Ressourcement

Laurence Vidal (CEREGE)

Résumé du projet

La pression démographique, le changement climatique et le développement des villes favorisent l’implantation de solutions fondées sur la nature et des filières d’économie circulaire dans les milieux urbains.

Cependant, ces infrastructures génèrent des déchets comme des sédiments et des boues qui lors du retour en milieu naturel peuvent libérer des polluants au contact des eaux météoriques ou souterraines.

Dans ce contexte, les objectifs du projet MORISET sont les suivants : (i) développer une approche de modélisation couplée transport-géochimie permettant d’estimer les émissions de polluants à partir de déchets selon les caractéristiques des scénarios de valorisation matière, et (ii) évaluer le risque écotoxicologique associé à ces expositions, par une approche de modélisation de l’écotoxicité.

Scientifiquement, les modèles développés dans le projet MORISET pourront s’appliquer à un large spectre de déchets et de scénario de valorisation matière par retour dans le milieu naturel. Ils peuvent être la base indispensable au développement d’outils d’aide à décision pour de nombreuses activités économiques, telles que l’aménagement urbain, la construction routière, l’entretien des cours d’eau et des voies navigables et des ports maritimes, les écotechnologies (épuration des eaux usées, assainissement urbain, etc.).

Porteur projet Ressourcement 

Maria LUPSEA-TOADER (DEEP – INSA Lyon)

Résumé du projet 

EXOBIO veut valoriser une ressource produite par les milieux aquatiques tout en participant à la protection de la biodiversité.

La colonisation des lacs aquitains par des macrophytes exotiques comme Egeria Densa et Logarosiphon Major affecte la biodiversité et le fonctionnement écologique.

EXOBIO évaluera le potentiel des extraits d’Egeria Densa et de Logarosiphon Major en tant que solution de biocontrôle pour lutter contre le développement des pathogènes de la vigne ainsi que celui des cyanobactéries toxiques dans les eaux de baignades.

L’objectif est d’isoler les composés actifs en vue de leur élucidation structurale puis de démontrer l’efficacité des extraits

Porteur projet PITI

Juliette ROSEBERY (INRAE- UR EABX)

Résumé du projet 

La production d’énergie hydroélectrique de pointe soumet les habitats de bordure de rivière à des variations intenses et rapides du niveau de l’eau, de surface mouillée et de la vitesse du courant. Or, les habitats sont importants pour le développement des jeunes stades de vie des organismes.

Aujourd’hui, aucune étude n’est disponible sur les impacts des éclusées sur ces stades de vies. Mais ECLUSENS en se focalisant sur la réponse des jeunes stades de vies, aux conditions d’habitats hydrauliques modifiés, permet d’obtenir une meilleure compréhension et quantification des impacts écologiques des éclusées.

ECLUSENS déterminera des gammes de paramètres physiques permettant de minimiser les impacts des éclusées sur des stades de vie sensibles.

Porteur projet Ressourcement

Maria ALP, (INRAE – RIVERLY)

Résumé du projet 

Le contexte est celui des risques liés à l’eau : risque hydraulique (digues, barrages) et risque hydrologique. Dans ce domaine, les quelques rares utilisations du Deep Learning ne sont pour l’heure qu’une simple application des algorithmes développés. L’objectif du projet DeepAqua est de permettre de développer et de proposer des outils opérationnels d’une nouvelle génération, et non une simple application des codes existants (TensorFlow, …), capables d’aborder des problèmes inédits, à très grands volumes de données d’entrée et de paramètres, intégrant des connaissances a priori.

Les deux axes de recherche initiés sont le traitement efficace de problèmes aux limites de très grande dimension et la simulation hydrologique-hydraulique régionale haute résolution avec résolution de problèmes inverses de dimension élevée à partir de données hétérogènes. Les premières applications visées à l’issue du projet sont : un workflow pour l’analyse de risque et les études de danger ; un workflow pour l’analyse-prévision régionale de risque hydrologique-hydraulique avec fusion de données multi-source ; l’application sur des démonstrateurs transférables aux utilisateurs finaux.

Porteur projet Ressourcement 

Stéphane BONELLI (UMR RECOVER –G²DR)

Résumé du projet 

On sait grâce à des résultats de recherche récents que les grains faiblement contraints dans les matériaux granulaires ont un impact positif sur leur stabilité mécanique. Cette découverte peut être utile pour étudier les cas de rupture par liquéfaction qui peuvent se produire dans une digue, un barrage ou en cas de remblai, de crues ou de séismes.

CLAPMECA explore la valorisation de ces résultats en envisageant une solution de confortement par injection de fines dans des matériaux liquéfiables ou dégradés par une érosion interne de type suffusion.

Durant le déroulement du projet, une reproduction en laboratoire du processus de clapage hydraulique et d’injections de matériaux fins dans un matériau plus grossier et lâche aura lieu. CLAPMECA caractérisa également les évolutions de microstructures induites et quantifiera leurs impacts sur le risque de liquéfaction des matériaux traités.

Porteur projet Ressourcement

Nadia BENAHMED (INRAE RECOVER)

Résumé du projet 

CAUSERIE est un jeu sérieux qui facilite la concertation et la co-construction des solutions collectives entre les acteurs d’un bassin versant afin de limiter la contamination des eaux par les pesticides et d’identifier les solutions les plus efficaces. Les participants sont amenés à prendre des décisions et constater leur influence sur leur situation économique et sur les transferts de pesticides à l’échelle du bassin versant. Le logiciel GeoMelba permet d’évaluer la contribution des éléments du paysage aux transferts de pesticides. Le jeu est développé sur deux bassins versants virtuels mais représentatifs de deux milieux contrastés.

Le projet consiste à développer le logiciel GeoMelba, qui permet d’évaluer des éléments du paysage aux transferts des pesticides, pour permettre la prise en compte d’autres bassins versants ainsi que les transferts d’eau et de matières en suspension.

Enfin, le projet permettra une pratique autonome du jeu : une mallette pédagogique sera créée pour une utilisation dans des formations, ou pour animer des réflexions collectives sur le changement de pratiques agricoles.

Porteur projet PITI

Michaël RABOTIN (UR RIVERLY)

Résumé du projet 

Les stations d’assainissement des eaux usées utilisent des produits chimiques non biodégradables. L’enjeu dans les années futures est de diminuer l’empreinte environnementale des stations d’épuration en substituant totalement ou partiellement ces réactifs par des produits biosourcés.

BIOFLOCS veut mettre en place une méthodologie de sélection des produits biosourcés afin d’évaluer leur aptitude à être déployé à l’échelle de la station pour traiter une ou plusieurs types de matrices.

Le premier objectif est de recenser les nouveaux matériaux à partir de sous-produits végétaux ou microbiens valorisables à l’échelle industrielle utilisables dans le traitement des eaux et des boues pour anticiper des spécifications réglementaires futures (réglementation de l’utilisation de polymères de synthèse en épandage comme cela commence à être le cas dans les pays scandinaves) ou apporter une amélioration dans le traitement des boues et suspensions (réduction de la consommation de polymères synthétiques, diminution de la concentration en métaux lourds et monomères résiduels non biodégradables dans les eaux/filtrats , nouvelles voies de valorisation…). La seconde étape du projet vise à caractériser finement les flocs formés à partir de ces biomatériaux et de différentes typologies d’eaux usées et de boues (primaires, mixtes, biologiques, digérées) et de lier ces propriétés à un comportement en séparation (décantation/flottation des eaux, filtration, centrifugation ou pressage mécanique des boues) en développant une méthodologie rigoureuse d’évaluation et de comparaison en fonction des propriétés recherchées.

Porteur projet Ressourcement 

Pascal GINISTY (IFTS)

Résumé du projet

L’idée d’utiliser des matrices comme des capteurs d’ADN environnemental (ADNe) a émergé récemment. La preuve du concept a été menée, dans le cadre de thèses par les participants à ce projet, avec des capteurs naturels (biofilms) et artificiels (capteurs synthétiques) qui fixent l’ADNe des poissons et invertébrés. Il s’agit de premières internationales. Les intérêts de tels capteurs d’ADNe sont le faible coût, la facilité de prélèvement, l’utilisation d’une matrice unique pour la détection de divers types d’organismes, le temps d’intégration de la biodiversité (potentiellement plus long qu’avec un échantillon ponctuel d’eau filtrée), ainsi que l’effet d’accumulation de l’ADN permettant de détecter des signaux faibles (potentiellement supérieur dans ces matrices).

L’objectif de ce projet est de passer un cap méthodologique, en utilisant des capteurs d’ADNe dans des sites démonstrateurs. Il s’appuie (a) sur des sites pilotes en cours de restauration et dont des suivis temporels avec ces méthodes ont démarré récemment et (b) sur un ensemble diversifié de sites restaurés. Le retour d’expérience de ces démonstrateurs permettra en particulier (1) de mesurer le retour de la biodiversité dans ces sites, (2) d’évaluer le temps d’intégration de la biodiversité de ces matrices et (3) d’évaluer l’effet accumulateur de ces matrices et leur capacité à détecter les espèces rares.

Porteur du projet Ressourcement 

Frédéric RIMET (INRAE – UMR Carrtel)

Vous souhaitez en savoir plus?

L’équipe du Carnot Eau & Environnement se tient à votre disposition pour tout complément d’informations concernant les projets en cours et les brevets déposés.

Contact

Nos Brevets

Les travaux de recherche de nos composantes, réalisés indépendamment ou bien avec des partenaires socio-économiques, aboutissent dans certains cas à la production d’une innovation technique nécessitant le dépôt d’un brevet auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI).

Dans le cadre d’un partenariat avec l’une de nos composantes, notre service juridique vient en appui pour traiter les questions relatives à la propriété intellectuelle des différents partenaires.

Nous vous invitons à découvrir ici les brevets déposés par les composantes du Carnot Eau & Environnement et ses partenaires.

Unité Date Licenciés N° de brevet Description
HSM 2019 en recherche FR1905843 Procédé de traitement de l’eau par oxydation avancée activée par énergie solaire et réacteur adapté
Unité Date Licencié exclusif N° de brevet Description
RIVERLY 2017 ViewPoint   FR3064447 Cage permettant l’étude d’organismes vivants exposés à des pollutions des  milieux aquatiques.
Unité Date Licencié exclusif N° de brevet Description
RIVERLY 2018 Biomae FR3079526 Hiérarchiser plus finement le niveau de pollution d’un milieu aquatique à partir d’une population de gammares (crustacés amphipodes)